Après une césarienne, une mère récupère à l’Hôpital Bon Sauveur de Cange

À 25 ans, elle retrouve une maternité où ses deux premiers enfants sont également nés, alors que le service fait face à une forte fréquentation.

8 septembre 2026

Trois jours après la naissance de son troisième enfant, Rival, 25 ans, récupère d’une césarienne à l’Hôpital Bon Sauveur de Cange. Elle dit se sentir bien et avoir été bien accueillie par l’équipe qui l’a prise en charge.

Cette maternité lui est familière. Rival, originaire d’une localité proche de Cange, y a également donné naissance à ses deux premiers enfants. Elle y revient aujourd’hui comme mère de trois enfants, avec cette fois une période de récupération après une césarienne.

Elle se dit fière d’avoir de nouveau accouché à l’Hôpital Bon Sauveur. Après l’intervention, elle doit pouvoir se reposer, recevoir les soins nécessaires et rester sous surveillance pendant sa récupération. Ces conditions font partie de la prise en charge après un accouchement, mais le manque de place les avait rendues plus difficiles à assurer pour certaines femmes.

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Le Dr Fridjof Robergeau, gynécologue-obstétricien et chef du service de maternité, rapporte qu’avant l’extension récente du service, certaines femmes qui venaient d’accoucher devaient attendre assises sur un banc lorsqu’aucun lit n’était disponible. Le manque d’espace compliquait aussi la circulation, la surveillance des patientes et la gestion des urgences.

Le nombre de femmes reçues par le service a augmenté dans une période où l’offre de soins maternels de la région a elle-même changé. Après la fermeture de l’Hôpital Universitaire de Mirebalais en mars 2025, une partie des femmes qui y cherchaient auparavant des soins s’est tournée vers d’autres établissements, dont l’Hôpital Bon Sauveur.

Entre juillet 2025 et juin 2026, les services de santé maternelle et reproductive de l’HBSC ont enregistré environ 29 630 prises en charge. Elles comprennent les consultations prénatales, la planification familiale, les consultations gynécologiques et les accouchements. Ce chiffre ne correspond donc pas au nombre de naissances, mais il donne une mesure de l’activité assurée par les équipes pendant cette période.

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Pour augmenter sa capacité d’accueil, l’hôpital a inauguré le 3 septembre 2026 une nouvelle salle de maternité équipée de huit lits. L’espace supplémentaire doit notamment permettre à davantage de femmes de disposer d’un lit après leur accouchement et faciliter le travail des équipes chargées de leur suivi.

Rival fait partie des premières femmes accueillies dans cette salle après son ouverture. Sa situation donne une dimension très concrète à cet investissement. Après une césarienne, avoir un lit disponible signifie pouvoir récupérer dans un espace prévu à cet effet pendant que l’équipe médicale et infirmière poursuit la surveillance nécessaire.

Son expérience reste celle d’une patiente parmi des milliers de femmes reçues chaque année par les services de santé maternelle et reproductive de l’hôpital. Elle permet néanmoins de comprendre ce que les contraintes d’espace signifient une fois les chiffres ramenés à la réalité d’un accouchement : une femme vient de subir une intervention, son corps récupère et elle a besoin d’un endroit où recevoir ses soins.

Rival connaît l’Hôpital Bon Sauveur à travers trois moments importants de sa vie. Ses trois enfants y sont nés. Pour son dernier accouchement, elle y récupère désormais dans un service qui dispose de huit lits supplémentaires. L’enjeu pour l’hôpital est de pouvoir maintenir ces conditions de prise en charge alors que le nombre de femmes qui se tournent vers la maternité reste élevé.